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Transport aérien

Easyjet réduit son activité à 20% de ses vols habituels en Europe

Easyjet a annoncé vendredi 6 novembre qu’elle réduisait sa capacité de vols pour les trois derniers mois de cette année à « 20% au plus » de ce qu’elle prévoyait initialement pour cette période, en réaction aux mesures anti-Covid imposées en Europe

La compagnie britannique va réduire ses capacités de vols à 20% de son activité habituelle, sur les trois derniers mois de 2020. Elle entend « minimiser ses pertes » au premier semestre de son exercice décalé (soit les six mois entre octobre 2020 et mars 2021) et « garde la possibilité d’augmenter rapidement » le nombre de vols si la demande revient.

Sa concurrente « low cost » Ryanair ne cesse elle aussi de revoir à la baisse ses capacités de vols pour les mois à venir, et table désormais sur au plus 40% du niveau de l’hiver dernier, à mesure que le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Irlande, entre autres, referment leurs économies pour plusieurs semaines.

Vente de 11 avions pour les louer 

Easyjet indique par ailleurs la vente de 11 appareils A320 pour 130,7 millions de livres, afin de renforcer ses liquidités en pleine pandémie et crise historique de l’aviation.

Les transactions prévoient que ces appareils seront vendus à des sociétés spécialisées dans la location d’avions. EasyJet va alors signer un contrat auprès de ces sociétés afin de pouvoir louer les appareils et continuer à les utiliser.

Après finalisation de ces cessions, le transporteur gardera 141 appareils qui lui appartiennent pleinement, soit 41% de sa flotte.

Fin octobre, EasyJet avait déjà annoncé solidifier ses liquidités grâce à la vente de neuf avions pour plus de 300 millions de livres, également des A320.

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Airbus a livré 50 appareils en mai 2021

Selon Reuters, Airbus a annoncé lundi 7 juin, avoir livré 50 avions de plus au mois de mai, pour un total de 220 livraisons depuis le début de l’année 2021, soit une hausse de 38% par rapport à la même période l’an dernier.

L’avionneur européen, toujours affecté par la crise due au coronavirus, a précisé qu’un A380, un programme mis au rebut, figurait parmi ces livraisons. La compagnie de Dubai, Emirates en avait commandé cinq.

Airbus a également confirmé la commande annoncée le mois dernier de cinq gros porteurs A350 par Lufthansa. Le groupe allemand a cependant annulé trois exemplaires de cet appareil, ce qui donne une commande nette de deux unités, confirmée par un porte-parole de l’avionneur.

Dans le cadre de la restructuration de sa flotte, Lufthansa a commandé cinq avions 787-9 à Boeing après l’annulation d’une partie de sa commande à Airbus.

Les deux constructeurs aéronautiques souffrent d’une baisse de la demande pour les gros porteurs, qui a été accentuée par la crise sanitaire.

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Bilan 2020 : le trafic aérien européen est tombé au niveau de celui de 1995

Après des années de croissance, 2020 est une année de crise pour le secteur du transport aérien. La pandémie de la COVID-19 a fait drastiquement baisser le nombre de passagers aériens. Selon l’Union des Aéroports Français le trafic passagers des aéroports français en 2020 est en diminution de 67.3% par rapport à 2019. Les aéroports en Outre-mer ont mieux résisté à la crise, avec tout de même une diminution de 50.5% de leur trafic, alors que la chute de trafic est de 68.4% pour les aéroports métropolitains. Le trafic des aéroports français est de 70 045 572 passagers commerciaux en 2020, contre plus de 214 millions en 2019.

En début d’année, les chiffres des premiers mois laissaient présager une année de croissance pour le trafic aérien (+3.3% en janvier, +2.8% en février), mais à partir du mois de mars et la mise en place de mesures restrictives (confinement, fermeture des frontières, quarantaine, …), le trafic s’effondre : -96.7% pour le deuxième trimestre, -68.8% au troisième trimestre et -76.8% au quatrième trimestre.

Au niveau européen, le trafic est tombé au niveau de celui de 1995 : seulement 728 millions de passagers dans les aéroports européens en 2020, contre 2.4 milliards en 2019 (-70.4%). Ce sont les aéroports appartenant aux pays de l’Union européenne qui ont subi les plus fortes baisses de trafic (-73.0% et 1.32 milliard de passagers en moins) par rapport aux aéroports européens des pays non membres de l’UE (-61.9% et 400 millions de passagers en moins)

Des disparités entre les aéroports

Les plateformes parisiennes continuent de représenter plus de la moitié du trafic des aéroports métropolitains (51.9% du trafic, contre 53.6% en 2019), même si la chute du trafic a été plus importante pour les aéroports parisiens (-69.4%) que pour les aéroports en région (-67.2%). La somme du trafic de cette année des aéroports de Paris – Charles de Gaulle (22 millions de passagers) et de Paris – Orly (11 millions) est égale au trafic de 2019 de l’aéroport de Paris – Orly seulement (32 millions).

Ce sont les aéroports régionaux qui affichent la plus faible baisse cette année avec 60.3% de passagers en moins. Cela s’explique par le fait que le trafic de ces aéroports en 2019 était à majorité (plus de 55%) à destination de la France et c’est le trafic domestique qui a été le moins impacté par la crise du coronavirus. De plus, on retrouve dans cette catégorie deux aéroports corses (Ajaccio – Napoléon Bonaparte et Bastia – Poretta) qui ont eu des chutes de trafic inférieures à 50% cette année. La Corse est ainsi la région française qui voit son trafic le moins diminuer durant cette année (-43.4%).
Les aéroports de proximité voient leur trafic diminuer de 65.5%, mais il peut exister des grandes disparités entre ces aéroports puisque certains présentent des pertes de trafic de l’ordre de 30% à 40% tandis que d’autres sont autour des -70% voire des -80% de trafic passagers.

Les grands aéroports régionaux qui représentent plus d’un tiers du trafic métropolitain ont vu leur trafic diminuer de 68.8% par rapport à l’année dernière. Ces aéroports qui possédaient en 2019 tous un trafic supérieur à 5 millions de passagers, ont maintenu tous un trafic compris entre 2 millions et 4.5 millions de passagers.

Le low-cost et l’international, deux secteurs mis à mal par la crise

En 2020, le low-cost n’est plus le moteur principal de la croissance française. En effet, le trafic low-cost a diminué de 70.0%, alors que le trafic des compagnies traditionnelles a diminué de 67.5%. Toutefois, le trafic low-cost continue de représenter un tiers du trafic passagers en France métropolitaine, et il continue de représenter près de 50% de trafic pour les grands aéroports régionaux et pour les aéroports régionaux.

Avec la mise en place de mesures limitant les voyages à l’international cette année, c’est donc le trafic à
l’international qui a été le plus touché, -72.5%, contre -56.5% pour le trafic domestique. Le trafic international qui représentait 74% de trafic de la France métropolitaine en 2019, ne représente plus que 64% de ce trafic. Sur les 64 millions de passagers en France métropolitaine, 41 millions étaient à destination ou en provenance de l’international.

La part du trafic domestique est importante pour les aéroports de proximité (64.1%, contre 50.1% en 2019) et pour les aéroports régionaux (68.2%, contre 55.0% en 2019). Le trafic vers et depuis les destinations hors Schengen représente quand même 34.3% du trafic métropolitain total, et il représente encore 48.0% du trafic des plateformes parisiennes.

Les aéroports d’Outre-mer résistent mieux à la crise Avec 6.4 millions de passagers accueillis en 2020, les aéroports d’Outre-mer voient diminuer leur trafic de moitié cette année (-50.5%). C’est mieux que les aéroports métropolitains. Cela peut s’expliquer par l’importance de la continuité territoriale entre métropole et Outre-mer mais également par la nécessité du transport aérien pour accéder à des zones éloignées ou difficile d’accès.

Ce sont les aéroports de Nouvelle-Calédonie qui enregistrent la plus faible perte de passagers (-44.2%), suivis par les aéroports des Antilles (-48.9%) grâce notamment aux résultats de l’aéroport de Guadeloupe – Pôle Caraïbes (-49.0%) qui devient le 10e aéroport français. Le trafic a chuté d’environ 49% en Polynésie française et en Guyane et de 57.9% pour les aéroports de l’Océan Indien.

Merci à l’Union des Aéroports Français pour ce dossier sur les résultats d’activité des aéroports français 2020 (édition mars 2021).

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Actualité

Air France-KLM se dit mieux positionné que ses concurrents en sortie de crise

Air France-KLM est le groupe de transport aérien en Europe le mieux armé, comparé à Lufthansa et IAG, maison-mère de British Airways, pour tirer profit du rebond du marché à la sortie de la crise sanitaire, a déclaré son directeur général Ben Smith, dans un entretien accordé au Figaro.

« Grâce à son réseau diversifié et équilibré, Air France-KLM est le mieux positionné des trois grands groupes basés en Europe, devant IAG et Lufthansa », dit-il, notant que le groupe dispose du partenaire le plus puissant en Amérique du Nord, Delta Airlines, et de positions fortes en Afrique.

Tout en se disant raisonnablement optimiste sur la reprise du trafic en Europe, à l’image de ce que l’on observe aux Etats-Unis et en Chine, Ben Smith estime que le marché dans son ensemble ne retrouvera son niveau d’avant la crise sanitaire qu’en 2024 ou 2025.

Concernant les perspectives à court-terme, le patron d’Air France-KLM indique que le groupe prévoit d’opérer cet été entre 55% et 65% de ses capacités de 2019, contre 48% actuellement.

Alors qu’Air France-KLM continue de consommer beaucoup de trésorerie, Ben Smith souligne que l’amélioration des résultats du groupe dépendra en grande partie de la campagne vaccinale contre le COVID-19 et de la réouverture des frontières.

Air France-KLM a lancé le mois dernier une augmentation de capital de 988 millions d’euros dans le cadre du nouveau plan d’aide obtenu auprès de l’Etat français face à la crise due au coronavirus et le groupe avait indiqué le 19 avril qu’il pourrait solliciter une nouvelle levée de capitaux afin de réduire sa dette et de renforcer son bilan.

« Lors de l’assemblée générale du 26 mai, nous présenterons aux actionnaires des résolutions pour mener une deuxième opération de renforcement de nos fonds propres », a confirmé Ben Smith.

« Nous n’avons pas de problème de liquidité à court et moyen terme », a-t-il ajouté.

Interrogé sur une éventuelle consolidation du marché, le patron d’Air France-KLM estime que les bouleversements attendus dans les prochains mois ne se traduiront par nécessairement par des opérations de fusions-acquisitions.

Il voit en revanche une baisse de l’activité pour certaines compagnies avec l’abandon de certaines liaisons, une faillite pour d’autres et un manque de moyens pour les compagnies du Golfe.

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