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Les tests antigéniques maintenant dans les grands aéroports français

Les tests antigéniques vont-ils favoriser la reprise du trafic aérien ? Ces dispositifs de dépistage rapide du Covid-19 (quinze à trente minutes) sont maintenant déployés dans les aéroports français de Roissy, Orly, Marseille et Nice.

Réalisés à partir de prélèvements nasopharyngés, ils seront proposés aux voyageurs « au départ vers des destinations comme les Etats-Unis ou l’Italie », expliquait le ministre délégué aux transports, Jean-Baptiste Djebbari, le 16 octobre sur CNews. Seront aussi testés les passagers « à l’arrivée des pays rouges », les régions les plus frappées par le virus. Une excellente nouvelle pour les acteurs du tourisme qui, le 14 octobre, réclamaient dans un communiqué « la mise en place urgente des tests antigéniques » dans les aéroports.

L’objectif est que « ces tests se substituent aux quarantaines », précise Thomas Juin, président de l’Union des aéroports français (UAF). « La plus grande erreur serait d’attendre que l’épidémie cesse pour que le trafic aérien reprenne. »

Les acteurs du transport aérien avaient été déçus à la sortie du confinement, « ils pensaient que le trafic intraeuropéen serait le premier à reprendre. Cela n’a pas été le cas » à cause des quarantaines. Air France espère que l’installation de ces tests sera rapide. Il en va du succès de la saison d’hiver de la compagnie, qui mise beaucoup sur les vacances de Noël et le retour des touristes aux Antilles et à La Réunion.

Ceux-ci, rappelons-le, sont certes moins performants que les tests PCR. Mais ils ne nécessitent pas d’analyse en laboratoire et le résultat peut être connu en 10 à 30 minutes. Une réelle avancée pour les voyageurs qui doivent jongler entre la saturation des laboratoires et des délais parfois très longs pour obtenir les résultats. Or, pour franchir leurs frontières, nombre de destinations exigent un test négatif à la Covid-19 datant de moins de 48 à 72 heures.

Thomas Juin, président de l’Union des aéroports français (UAF), précise par ailleurs que l’objectif de ces tests « est qu’ils se substituent aux quarantaines. La plus grande erreur serait d’attendre que l’épidémie cesse pour que le trafic aérien reprenne. »

Reste l’avertissement du corps médical résumé par Jean-Claude Azoulay, vice-président du Syndicat national des médecins biologistes, qui prévient: « À partir du moment où le patient a un test [antigénique], même négatif, il faut qu’il porte son masque très sérieusement pendant le vol. Il doit éviter de l’enlever, qu’on ne serve pas de repas, pas de boisson, de façon à ce qu’il n’y ait pas de possibilité pour ces patients qui sont moyennement positifs de contaminer leur voisinage. »

Lui estime « que l’on doit continuer à faire des tests PCR et utiliser les tests antigéniques lorsque les voyageurs n’ont vraiment pas pu se faire tester, ou lorsqu’il y a une escale. »

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Stations de ski : pas d’ouverture pour les fêtes de Noël

En estimant hier soir « impossible d’envisager une ouverture pour les fêtes, plutôt courant janvier », Emmanuel Macron a douché les espoirs des stations de ski d’ouvrir pour les fêtes de fin d’année.

Le choc pour les stations françaises

Les deux semaines des vacances de Noël constituent un moment clé pour l’économie des stations. Si la plupart des restaurateurs s’étaient bon gré, mal gré résignés à ne pas pouvoir ouvrir pleinement, certains d’entre eux se préparant d’ores et déjà à de la vente à emporter, les autres commerces, notamment les loueurs/vendeurs de ski, et les boutiques de vêtements sont en pleine préparation de la saison : rentrée et mise en rayon de la marchandise, recrutement des saisonniers, etc. La campagne de recrutement des saisonniers pour les remontées mécaniques a également démarré.

Pour les stations françaises, les semaines à venir vont donc être très compliquées.

Rappelons que la plupart des stations envisageaient d’ouvrir dès le 5 décembre pour peu que la neige ou le froid permettant le fonctionnement des canons seraient au rendez-vous.

« Incompréhensible » pour Charles-Ange Ginésy

Dès hier soir, le président du Département des Alpes Maritimes, Charles-Ange Ginésy a réagi fortement, jugeant « incompréhensible » cette décision « au regard de la réunion de concertation menée lundi par le Premier ministre et l’ensemble des acteurs de la montagne française où nous avons formulé avec les ministres concernés des propositions claires et la mise en place d’un protocole sanitaire strict, permettant ainsi d’ouvrir les stations de montagne. C’est un coup dur pour nos stations qui se tiennent prêtes à ouvrir et qui se sont préparées, depuis plusieurs jours déjà, pour accueillir les saisonniers et les vacanciers dans les meilleures conditions. »

Appel au président de la République

Charles-Ange Ginésy demande donc « au président de la République de revoir sa position. Nos stations doivent respirer, il s’agit d’un enjeu économique primordial ».

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Le Premier ministre annonce une décision « dans les dix prochains jours » pour l’ouverture des stations de ski à Noël

La décision d’ouvrir ou non les stations de ski pour les vacances de Noël sera prise « dans les dix prochains jours », a indiqué lundi Matignon à l’issue d’une réunion dans la matinée avec les acteurs du secteur.

« La question » d’ouvrir ou de laisser fermées les stations « n’est à ce jour pas tranchée, les deux options étant encore envisagées compte tenu des incertitudes sur l’évolution de la situation sanitaire », a précisé Matignon dans un communiqué.

Une décision attendue avec impatience dans la région alors que les professionnels de la montagne attendent avec impatience le top départ pour lancer la saison d’hiver.

Malgré l’absence de neige et les inquiétudes liées à la Covid-19, chacun essaie de rester positif et se prépare le plus normalement possible.

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La SNCF sera prête le 14 décembre pour faire rouler 100% de ses TGV OuiGo et TGV Inoui pour les congés de Noël,

La SNCF entend permettre à tous les Français de se déplacer en train pour les fêtes de fin d’année si les conditions sanitaires le permettent, a déclaré samedi Alain Krakovitch, directeur de Voyages SNCF.

« Notre objectif, c’est que tous les Français puissent compter sur le train pour les fêtes de fin d’année », a-t-il dit sur BFM TV.

« On a décidé de monter en charge le nombre de trains qui circuleront à partir du 7 décembre de façon à ce que le 14 décembre, 100% des trains soient prêts à circuler si évidemmennt les conditions sanitaires le permettent », a-t-il ajouté.

Depuis le 5 novembre, le plan de transport grande vitesse de la SNCF a été ramené à près de 30% de l’offre habituelle en raison de la baisse constatée de la fréquentation des trains à grande vitesse (TGV INOUI, OUIGO) lors de la première semaine du reconfinement, avec un taux d’occupation descendu à environ 15% (contre 50% en moyenne les semaines précédentes), a indiqué la SNCF dans un communiqué diffusé mardi.

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